vous êtes sur ¡ www.miralabici.net !, un voyage à vélo couché entre Toulouse et Gibraltar - Aujourd'hui nous sommes le vendredi 10 septembre 2010
Le vélo couché, je veux bien mais kézako ? Et puis ça marche comment ? Et puis est-ce que c’est vraiment mieux qu’un vélo droit ? On s'y habitue vite ???
C’est certainement le genre de questions (et il y en a d’autres) que l’on se pose en voyant débouler dans un virage un engin pareil, penché comme un cabourre et sur lequel la position du conducteur, que dis-je, du pilote, rappelle plus la position lancinante d’un siésteux que celle d’un forçat de la petite reine.
Voilà les questions qui viennent par la tête à propos du vélo couché... C'est tout simplement une compilation des questions qu'on m'a posé:
Rien d’autre qu’un vélo, avec un pédalier, deux roues (voire trois ou quatre pour les tricycles et les quads à propulsion humaine), un guidon, des freins, des dérailleurs et sélecteurs de vitesse et un siège en lieu et place de la selle.
Rien d’autre qu’un vélo, cela signifie que si l’équilibre est différent (perception que l'on a de l’attitude du vélo), la physique reste la même : en roulant, si le vélo penche à gauche, on rattrape le déséquilibre en tournant le guidon à gauche et inversement.
Le concept du vélo couché, autrement appelé cubilette, VC ou encore bent (contraction du terme anglais recumbent), date du début du siècle dernier mais les dirigeants de l’UCI (Union Cycliste Internationale) ont interdit sa pratique en compétition sportive en 1934.
Plus d’info sur wikipédia (http://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9lo_couch%C3%A9)
... Vers le haut de la page ...
Eh bien à l’instar d’un vélo droit, à se déplacer de manière efficace, confortable, propre, économique tant pour les voyages, pour les ballades, pour aller chercher ses légumes à l’amap, que pour le déplacement quotidien pour le domicile-travail. C’est le meilleur compromis entre impact environnemental et vitesse de déplacement.
... Vers le haut de la page ...
Le vélo couché, une fois qu’on l’a bien en main, se montre presque aussi maniable qu’un vélo droit. Le choix d’un guidon sous le siège élargit un peu l’ensemble et rend un peu plus difficile le faufilement entre les voitures.
... Vers le haut de la page ...
Autant dire qu’il va falloir oublier la danseuse… La position ne s’y prête guère (sic !!!). En revanche, la montée se fait autant en vélo couché qu’en vélo droit à la seule différence près qu’il faut généralement baisser d’un ou deux braquets et mouliner un peu plus. J’ai entendu dire que le vélo couché est un poil moins efficace en montée qu’un vélo droit (on ne peut pas relancer en danseuse dans les virages), mais il semble être un poil plus efficace qu’un vélo droit sur un parcours équilibré. Je n’ai pas pu le vérifier personnellement.
Pour ma part, en voyage, chargé avec des sacoches, je n’ai vu aucune différence en montée. Ca brûle tout autant les cuisses et je ne me suis pas risqué à faire de la danseuse en vélo droit pour éviter de trop solliciter le cadre.
Enfin à ceux qui disent « non, c’est pas possible de faire des montées à vélo couché ! », je ne ferai que les inviter à voir le tableau des cols que j’ai passé à Vélo couché pendant mon voyage entre Toulouse et Gibraltar ou de consulter le tableau des cols franchis en bent sur le site de l’association française de bent (AFB).
... Vers le haut de la page ...
Des sources disponibles sur internet démontrent schéma à l'appui que le vélo couché est plus efficace qu’un vélo droit, le gain d’efficacité dépendant du type de vélo couché.
Globalement, la position aérodynamique et le fait que les fesses et le dos soient calés et augmentent considérablement la poussée sur la pédale (pour peu que la musculature des cuisses suive), tout celà participe à ce constat, et ce malgré une longueur de chaîne plus importante.
A ce propos, le frottement de la chaîne ne dépend pas de la vitesse du vélo et reste à peu près constant puisqu’on tourne les pédales au même régime (c’est l’effet magique du changement des vitesses !). En revanche, la force de frottement de l’air augmente avec le carré de la vitesse et est surtout proportionnelle à la surface de frottement. Autant dire qu’allongé, elle est sérieusement diminuée et compense largement le frottement induit par la longueur de chaîne.
Maintenant, personnellement, sur mon bent, je ne remarque que quelques km/h de plus (deux ou trois aux alentours de 25km/h) par rapport à mon vélo droit de voyage. En comparant ce qui est comparable (mon vélo droit de voyage avec le vélo couché de voyage aussi), la différence n’est pas significative... Attentions aux spéculations !
Enfin pour conclure ce paragraphe et pour les accros de la comparaison, je rajouterai deux ou trois données intéressants : le record de l’heure à vélo couché établi par Sam Whittingham sur vélo couché de course entièrement caréné est à 84,215 km/h. Le record de vitesse à vélo couché (entièrement caréné lui aussi) et établi toujours par Sam Whittingham à 130,36 km/h (sur 200 m lancé).
Derrière ce lien se trouve un reportage (en anglais) sur Sam Whittingham et le cyclisme de vitesse: Sam Whittingham, World's fastest cyclist.
Cette vidéo 8min est le film de son record (World fastest bicycle!).
... Vers le haut de la page ...
Une liste exhaustive est difficile à établir tant il y a de concepts différents.
On peut parler des long-wheel based (empattement long, voir ci-contre) par opposition aux short wheel based (empattement court), des guidons hauts par opposition aux guidons bas, des guidons bas à prise directe sur le cadre, des guidons bas avec biellette de renvoi, des vélos couchés avec des roues de diamètre 20’’x20’’, 20’’ à l’avant et 26’’ à l’arrière ou bien encore 26’’x26’’. On pourra aussi parler des vélos couchés de course, généralement équipés en 20’’x26’’ sur lesquelles les roues sont très éloignées pour que le pilote se trouve le plus allongé possible le plus près du sol, on pourra encore parler des vélos couchés de randonnée plus hauts, plus robustes équipés d’amortisseurs à l’arrière… Il existe même un constructeur tchèque qui a sorti son modèle mountain bike (personnellement je reste quelque peu sceptique quant à l’utilisation d’un tel vélo sur des chemins de montagne défoncés et accidentés…). Enfin, on ne saurait être complet si l’on évoquait pas les tricycles à doubles roues avant directionnelles, les tricycles à roue avant monodirectionelle, les tandems (droit, dos à dos, tricycles en série, tricycle en parallèle), les vélos rameurs !!!
Bref, vous l’aurez compris, l'univers du vélo couché est très varié. Ces pages (http://users.skynet.be/ligfiets/B1.html) vous donneront une vision encore plus exhaustive de l’ensemble des types de vélos couchés.
... Vers le haut de la page ...
Ben oui, re-oui et re-re-oui. La position allongée est hyper confortable, une fois passée l’appréhension du néophyte. Sur le plat, on se sent comme dans un fauteuil, confortablement calé, la cage thoracique ouverte pour une respiration optimale. En montée, c’est pareil mais la descente est un pur moment de plaisir à se sentir flotter au-dessus de la route. Les virages font remonter de sacrées sensations de glisse.
Et puis depuis que je pratique le vélo couché, je n’ai plus mal au dos, plus mal aux fesses, plus mal aux épaules, aux coudes ou aux poignets.
Soit dit en passant, il reste important de bien régler l’inclinaison du siège afin que les vertèbres cervicales ne soient pas trop sollicitées et que le menton ne soit pas trop près du thorax. Au pire, l’utilisation d’un appui-tête (disponible en option chez l’ensemble des constructeurs) règle le problème.
En bref et pour résumer, si je m’en réfère aux sorties que j’ai faites on termine la journée/l’étape rincé, essoré, mort, crevé, mais pas cassé, et ça, autant dire que ça compte !
... Vers le haut de la page ...
Je ne vais pas me lancer dans un cours théorique sur l'angle relatif de la pluie en fonction de la vitesse avec une bonne étude de fonction qui vous démontrera par a+b qu'à l'arrêt, quand il pleut, il vaut mieux être à vélo droit et à haute vitesse à vélo couché... Non, ce n'est pas l'objet du cours!
En revanche, ce que j'ai vu c'est que sans habit de pluie, ça mouille tout autant! Exit bien entendu le poncho mais une vieille veste et un pantalon de pluie respirant permettent de rester "au sec" si tant est qu'on peut rester au sec sur un vélo sous la pluie (cf. le jour du voyage entre Toulouse et Gibraltar que j'ai passé au pied des Pyrénées).
Bref, je ne suis pas convaincu que ça mouille réellement plus!
... Vers le haut de la page ...
Tout dépend ce que l’on appelle dangereux : pour résumer, c’est aussi sûr que le vélo droit. On penche autant dans le virages mais la chute (si chute il y a) se fait de moins haut. Exit alors le roulé boulé par-dessus le cadre : en cas de choc frontal, ce sont les pieds qui prennent en premier.
Par rapport au vélo droit, on ne peut pas franchir les trottoirs (au risque d'y laisser une jante) et le franchissement des trottoirs et autres bateaux doit se faire le plus perpendiculairement possible : on ne peut pas mettre la petite impulsion dans le guidon pour franchir un obstacle ce qui peut parfois surprendre. Personnellement, en 4500km parcourus en 8 mois de pratique, je n’ai chuté que trois fois. Deux fois sur franchissement oblique de bâteau un peu trop osé par temps de pluie (conséquence : le vélo s’est couché, il a deux ou trois égratignures et le conducteur va bien) et une fois sur flaque d’huile (là, rien à faire : vélo droit ou couché, c’est le soleil assuré mais pas de casse de mon côté !).
... Vers le haut de la page ...
La vision, c'est la capacité que l'on a en tant que conducteur de vélo couché à percevoir l'environnement dans lequel on évolue. La visibilité, c'est la capacité que l'on a à être vu.
La vision est bien meilleure vers l’avant et sur le côté : on n’est pas penché en avant à se casser la nuque vers l’arrière pour regarder au loin. D’ailleurs, contrairement à l’idée reçue, on voit très bien la route malgré la baume du pédalier et avec un peu de pratique, on sait exactement où la roue avant va passer, même si elle est cachée par la baume...
Maintenant, dans le trafic et sur la route, je ne saurais que trop recommander l’emploi de rétroviseurs : un peu comme dans une voiture, il est difficile de se retourner comme on le ferait à vélo droit. Un petit coup d’œil dans le rétro, un petit coup d’œil dans l’angle mort et hop, on peut dépasser ou tourner.
La visibilité dépend maintenant du type de vélo. Sur low rider/racer (position la plus basse), on est moins bien vu (silhouette plus trapue de face). La solution consiste à se vêtir de vêtement de couleur flashy et installer un fanion à l’arrière du vélo.
Personnellement, sur un 26’’x26’’, ma tête se trouve à la hauteur de la tête d’un conducteur de voiture compacte (type clio, golf, fiesta). Aucun problème donc. Et pour ceux qui craignent de ne pas être vus, il existe des solutions de dynamo de moyeux et phares forts efficaces (je pense aux B&M notamment) pour augmenter sa visibilité même en pleine journée.
... Vers le haut de la page ...
Un vieux dicton qu’un sage du vélo couché m’a transmis dans un tepee dit qu’il faut 2km pour tenir dessus, 20km pour rouler droit 200km pour faire un virage sans appréhension, 2000km pour tout maîtriser. Bref, on réapprend à faire du vélo... Finalement, à l’instar du forgeron, c’est en roulant que l’on devient rouleur à vélo couché.
D’autre part, le corps doit s’habituer... Oh non, il ne s’agira pas d’une mutation complète du corps mais les muscles sollicités ne sont pas les mêmes qu'à vélo droit et on se rend rapidement compte que l’effort est concentré en bout de cuisse, juste au dessus du genou. Un peu comme le travail de presse pour les afficionados de la musculation en salle. Au début, ça brûle mais au bout de quelques centaines de km, ça passe. Une fois encore, c’est en roulant qu’on devient...
Il se peut aussi que le débutant ressente une perte de sensation dans le bout des pieds et une bouffée de chaleur dans le haut du torse. Cela provient du fait que le corps doit une nouvelle fois s’adapter à un effort en position allongée, chose assez peu usuelle si l’on considère les sports classiques (vélo, tennis, sports d’équipe, etc…). A nouveau, c’est en roulant que…
Bref, il suffit de quelques centaines de kilomètres pour s’adapter à ce nouvel équilibre, cette nouvelle façon de conduire et que le corps lui aussi s’habitue physiologiquement.
Pour ce qui me concerne, je me suis mis à pédaler immédiatement après la livraison (qui a pris, il faut bien le dire deux fois plus de temps qu’annoncé par l’importateur, voir ce que j’en ai pensé ici. Deux ou trois soirées passées à faire des tours dans le quartier et je partais au travail avec Simone (petit nom de mon vélo couché).
... Vers le haut de la page ...
Ben comme sur un vélo classique, à l’exception près que l’on ne peut mettre la petite impulsion avec le pied pour lancer la machine et commencer à pédaler (ce que j’appellerai le démarrage trottinette). Là, et l’analogie avec le vélo droit (un vélo couché reste un vélo) est encore entièrement justifiée, il suffit de mettre la pédale à la verticale (position où l’on aura le plus de puissance avec la jambe) et pousser fort pour prendre de la vitesse. Ensuite on roule en compensant les déséquilibres. Au départ, ça tangue beaucoup mais petit à petit, on parvient à rouler droit. C’est pas plus compliqué que ça.
L’important, c’est de garder le regard relevé dans la direction où l’on va et surtout maintenir le haut du corps détendu : si les bras sont crispés, il est impossible de tourner le guidon et la chute sur le flanc est alors inévitable.
Ce qui fait bizarre au début, c’est de ne pas voir la roue avant. D’où l’importance de ressentir l'attitude du vélo.
... Vers le haut de la page ...
Oui c’est très simple : 90% des personnes à qui j’ai prêté mon bent - pourtant peu accessible car très haut - ont réussi à rouler au bout de trois tentatives...
... Vers le haut de la page ...
On tourne le guidon, téh ! En revanche quand on roule droit et que l’on veut tourner à droite, il suffit de mettre un tout petit coup de guidon à gauche pour faire entrer le vélo dans le virage à droite et une fois penché on tourne le guidon vers l'intérieur du virage. Les motards appellent ça le contre-braquage et si l’on y réfléchit bien, ben c’est ce qu’on doit faire sans le savoir sur un vélo droit quand on se tient vraiment droit.
Certains guidons bas (Simone, mon VC, est un de ceux là) ont un rayon de braquage limité: la poignée du guidon arrive en butée sur le siège à 30° environs de part et d'autre de l'axe du vélo. Ca braque donc moins qu'un vélo droit (environ +/-90° de débattement autour de l'axe du vélo).
Si le rayon de braquage est un critère déterminant, les bents à guidon haut braquent plus mais sincèrement, avec le recul et l'expérience, ce n'est pas un problème majeur: à moins de devoir faire un demi-tour dans une ruelle étroite, on n'est jamais obligé de mettre le guidon en buttée. Au pire, s'il faut virer serré, la vitesse est suffisament faible pour poser le pied par terre et rattraper le coup.
Encore une fois, c’est un automatisme à prendre, automatisme qui vient lui aussi au bout de quelques centaine de kilomètre. Comment dit-on de nouveau ??? C’est en roulant que...
... Vers le haut de la page ...
Il suffit de freiner, de mettre éventuellement un coup d’abdos pour redresser le haut du corps et poser les deux pieds à terre de part et d’autre de la baume. C'est pas plus compliqué que ça.
... Vers le haut de la page ...
En dehors du cadre, du siège, du porte bagage éventuellement et du guidon qui restent spécifique au vélo couché et qu’il faudra commander auprès de votre revendeur, TOUT le reste de l’équipement est identique : la plupart des constructeurs proposent à la commande de monter des groupes sram ou shimano (éventuellement du haut de gamme en option, mais ça coûte beaucoup plus cher !!!). D’ailleurs pour eux, il vaut mieux utiliser des pièces déjà développées et éprouvées que des pièces spécifiques : ça permet de baisser le prix de vente.
Il faut quand même noter que les roues sont identiques (attention toutefois : les roues 20’’ restent un peu plus spécifiques au vélo couché).
Pour changer la chaîne, compter 3 chaînes de vélo droit.
Bref, pas de souci de ce côté là.
... Vers le haut de la page ...
Pour le modèle le moins cher, il faut compter 1000€ pour un VC 20x20’’. Un vélo droit 26x26’’ vaut entre 1500 et 1800€ neuf. Un vélo couché de course, ça peut monter de 2200 à 2500€ de base avec une limite haute bien au-delà en fonction des options choisies (siège carbone, visserie titane, etc...). Pour le voyage, sincèrement, c'est superflu!
Le prix est élevé mais c’est le revers de la médaille de la production en petite série et d’une diffusion limitée… Quand les grandes marques se mettront à faire du vélo couché, il y a fort à parier que les prix baisseront.
Le marché d’occasion quant à lui est assez peu fourni et les occasions sont en général très chères lorsque l’on considère les vélos de deuxième main en vente chez les constructeurs. Ca ne vaut pas forcément le coup. A moins bien entendu de dégotter la perle rare...
C’est cher vous me direz... C’est vrai au premier abord mais si l’on y réfléchit, c’est le prix d’un bon VTT, sans monter très haut dans la gamme des mountain bikes. Et puis un calcul objectif que j'ai fait souligne que toutes dépenses confondues le prix d'un vélo couché neuf correspond à l’argent économisé en 2 ans si on abandonne totalement sa voiture. Ce n’est pas plus cher que ça et ça a cet avantage non négligeable que contrairement au diesel, le muesli n’est pas soumis à la TIPP et n’a pas vu son prix s’envoler !!!.
Encore un argument pour faire du vélo pour ses déplacements quotidiens et rentabiliser l’achat d’un vélo couché ? Il suffit juste de constater que la vitesse moyenne d’une automobile en ville est de 18 km/h à comparer aux 16km/h d’un vélo droit...
... Vers le haut de la page ...
Ben non... enfin si!
En fait, le vélo droit ne s'oublie pas (et d'ailleurs le vélo couché non plus!!!) mais la position n'est pas la même et ça fait tout drôle de repédaler à nouveau en position verticale, de retrouver une position du regard au dessus des voitures qui vous précèdent (parce que mon vélo droit est particulièrement haut).
... Vers le haut de la page ...
Ben beaucoup de bien. Il suffit de lire le texte ci-dessus.
Maintenant si l’on considère le vélo couché dans le cadre d’une pratique de voyage sur plusieurs jours, plusieurs semaines ou plusieurs mois, c’est tout simplement l’idéal. En plus de l'économie que l'on fait (le cours du muesli reste stable!!!), de l'ouverture que l'on a sur le paysage dans lequel on évolue (on n'est pas enfermé dans l'habitacle d'un véhicule), du faible impact que l'on a sur l'environnement, on a le confort, une capacité d’emport de charge équivalente et un effort identique (voire un poil moindre...?).
Et pour ce qui concerne le voyage à vélo en général, c'est extraordinaire de pouvoir sentir l'odeur du pays que l'on traverse (ce n'est plus habituel, que ce soit agréable ou non). Je pense notamment à cette étape sur la via-verde de la Jaca (jour 13) sur laquelle le parfum des lauriers sauvages flottait dans l'air ou encore (jour 17) cette odeur nauséabonde d'un âne mort qui gisait dans le fossé de la route départementale que j'empruntais pour éviter Séville.
En tous cas, ça sent l'eucalyptus et le pin quand on passe le puerto del Pico, les effluves de la mer vous montent au nez quand on s'approche de la côte, ou encore des odeurs alléchantes de plats ibères vous titillent les narines à la travesée des petits villages (une vraie torture quand on pense au plat de pâte au bouillon que l'on va se cogner le soir même!!!)... Bref, on sent la vie!
Et puis en voyage, un vélo couché ne passe pas inaperçu... Outre le fait que je serais curieux de connaître le nombre de photos sur lesquelles Simone figure, le vélo ne laisse pas indifférent et se montre un moyen super efficace pour établir le contact!
... Vers le haut de la page ...
Je vois principalement trois raisons à cela, la première impliquant les deux autres : l’interdiction d’accès aux vélos couchés aux compétitions de l’UCI a relégué le vélo couché au rang de sport farfelu même si en pratique le confort apporté par le vélo couché est indéniable. Par conséquent, cette pratique cycliste n’a pu bénéficier de l’éclairage médiatique qu'a pu avoir le vélo droit et donc le développement et l’engoûment que la petite reine a pu connaître.
Forcément, les productions sont artisanales ou de petite série, et les prix s’en ressentent, ce qui constitue un grand frein à son développement.
Enfin parce que nos parents nous ont mis un vélo droit entre les pattes dès la prime enfance, il faut un certain temps d’adaptation pour apprendre à maîtriser un vélo couché. La force de l'habitude...
... Vers le haut de la page ...
Ben c'est difficile à dire mais je ne vois que deux possibilités: soit le vélo couché reste confiné dans un cercle de diffusion restreint, soit on en est au début d'une phase de démocratisation.
De mon côté, je pencherai plutôt pour la seconde. En effet, vu le renchérissement du prix de l'énergie fossile, vu la tendance à développer les moyens de transports doux et efficaces (j'en veux pour preuve notamment le fait que Matra se soit mis à développer un vélo à assistance electrique), je pense que le vélo couché a un bel avenir devant lui.
Maintenant, j'ai du mal à imaginer revenir durablement au vélo droit à moins d'y être contraint et forcé...!
... Vers le haut de la page ...
Pour continuer le voyage:
Ce site a été intégralement construit en Xhtml + CSS grâce à l'aide précieuse du Site du zéro.
Depuis sa mise en ligne, le 24/12/2007,
15332 visiteurs sont passés par ce site. -- Cette page a été vue 54341 fois.
Version du site: 2.3 -- Dernière mise à jour le 11/01/2010.
En savoir plus....:
Conception du site | Accessibilité | Confidentialité
Programmation du site | Historique du site | Remerciements

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.